洞爺湖・穏やかさ

Panorami Panorama

Par Origenius

10 janvier 2010

Je ne pour­rais pas bien vous donner de mes nou­vel­les sans vous donner à voir quel­ques pho­to­gra­phies pano­ra­mi­ques...

Je dois bien l’avouer ce format de pho­to­gra­phie me plaît bien. Pour deux rai­sons, entre autres.

La poésie qui émane d’une photo pano­ra­mi­que en est la pre­mière raison. Elles pro­vo­quent une émotion, un plai­sir que j’appré­cie. Alors pour­quoi donc s’en priver.

La deuxième raison est tech­ni­que. Je ne suis pas très doué en phy­si­que ou en géo­mé­trie, mais il me semble qu’une photo pano­ra­mi­que induit une pers­pec­tive inver­sée. Si bien que le centre dyna­mi­que d’une photo n’est plus le point de fuite autour duquel tout concoure. Au contraire, et je pense que c’est plus natu­rel, le point cen­tral de la photo devient l’œil du pho­to­gra­phe, au point que tout le pay­sage, devant, à gauche, à droite, en bas, en haut, tous les points de vue n’en font plus qu’un et se rejoi­gnent en un seul, lui-même. Comme si le pho­to­gra­phe, en le choi­sis­sant, fai­sait évoluer son pay­sage, que ce pay­sage dépen­dait de lui. À ce titre, il devient vrai­ment l’expres­sion artis­ti­que de son auteur. Cela me semble plus natu­rel parce que chaque mou­ve­ment de nos yeux effec­tue en fait ce tra­vail per­pé­tuel­le­ment. La photo pano­ra­mi­que pré­tend seu­le­ment ras­sem­bler et fixer tous ces mou­ve­ments en un moment sta­ti­que.

Point n’est besoin de « repro­duire » la réa­lité telle qu’elle est (c’est une illu­sion que de le croire pos­si­ble), il convient seu­le­ment de déter­mi­ner un pay­sage par la posi­tion de celui qui le pho­to­gra­phie afin de sus­ci­ter jus­te­ment l’émotion. Ceci pour har­mo­ni­ser ces deux rai­sons.

Aurais-je pu ne pas pré­sen­ter de nou­vel­les vues de Ukimido ? Alors voilà. Mais je vais inno­ver en ce sens que je vais vous lais­ser appré­cier une carte géo­gra­phi­que pré­sen­tant le point de vue habi­tuel de cette photo... Nous appré­cions la dou­ceur éphémère de l’été, tandis que l’hiver com­men­çant laisse poin­dre la lumière vacillante au fond de la nuit.

La super­po­si­tion de la zone rou­geâ­tre cor­res­pond habi­tuel­le­ment à l’étendue de la prise de vue. À vue de nez, elle s’étend sur un angle de 140° envi­ron, soit plus que l’angle habi­tuel de la vue humaine. En consé­quence, pour embras­ser un tel pay­sage, il est néces­saire de tour­ner la tête de gauche à droite car d’un regard seul, ce n’est pas pos­si­ble. Ainsi on peut com­pren­dre que la photo pano­ra­mi­que ras­sem­ble en un ins­tant plu­sieurs ins­tants suc­ces­sifs : elle est une créa­tion pure de son auteur.

Lorsque je lis des arti­cles sur les photos pano­ra­mi­ques, elles sont sou­vent défi­nies par leur format. Nous sommes habi­tués au format tra­di­tion­nel 24x36, soit un équilibre autour des 2 tiers par 3 tiers, hori­zon­ta­le­ment ou ver­ti­ca­le­ment, quelle que soit la focale de la photo d’ailleurs. Or il y a une mul­ti­tude de for­mats aux­quels nous com­men­çons à être habi­tués, tels que les for­mats de télé­vi­sion. Un écran plat 16/9 tend vers une image plus large, mais c’est encore un format stan­dard. Un pas de plus a été fran­chi récem­ment par Apple en pro­po­sant des écrans 16/10. Alors là, j’applau­dis des deux mains. C’est à ma connais­sance la pre­mière fois qu’un écran est dis­po­ni­ble à la quasi-pro­por­tion du nombre d’or (1618/1000). Mais quel­que soit la pro­por­tion des images, on ne peut pas les qua­li­fier de « pano­ra­mi­ques » car elles ne s’émancipent pas de ces for­mats tra­di­tion­nels. Une photo pano­ra­mi­que est censée dépas­ser ce format dans une pro­por­tion inha­bi­tuelle. 2 pour 1 au mini­mum, ou 3 pour 1 etc.

Ainsi en est-il de cette photo du Komagataké, ou de ce vil­lage de glace à Monbetsu.

En fait je ne suis qu’en partie d’accord avec cette défi­ni­tion car elle ne prend en compte qu’un axe sur les deux. Si l’on consi­dère une photo prise à 180° hori­zon­ta­le­ment avec une focale stan­dard de 35 à 50 mm, alors effec­ti­ve­ment une suc­ces­sion de 4 ou 5 cli­chés sera néces­saire pour assem­bler le pano­rama. Mais pour­quoi ne pas opérer le même mou­ve­ment ver­ti­ca­le­ment sur un angle de 120° par exem­ple ? 5 ran­gées de 5 photos nous obtien­draient un pano­rama cons­truit selon les deux axes ver­ti­cal et hori­zon­tal, mais aussi d’un format final tra­di­tion­nel comme ces riziè­res Balinaises en sont l’exem­ple.

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