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Tapuscrit nippon

Texte proposé par Origenius

14 janvier 2010

Depuis déjà long­temps, on me demande com­ment je fais pour écrire en japo­nais avec un cla­vier d’ordi­na­teur. Il n’y a quand même pas autant de tou­ches que de signes ou de carac­tè­res ! En effet, il serait bien dif­fi­cile de ras­sem­bler en un cla­vier uti­li­sa­ble tous les carac­tè­res de cette langue... Encore que jadis, les pre­miè­res machi­nes à écrire japo­nai­ses, par un sys­tème assez ingé­nieux et pra­ti­que pour l’époque, se vou­laient capa­bles de réa­li­ser ce défi. Elles col­lec­tion­naient les carac­tè­res de plomb les plus cou­rants ; leur grande force tout autant que leur plus grand défaut. C’étaient des machi­nes à impri­mer por­ta­ti­ves. Malheureusement, il man­quait sou­vent "le" carac­tère néces­saire, ce qui remet­tait en cause tout l’ouvrage.

Comme sou­vent en pareille situa­tion, c’est l’infor­ma­ti­que qui a sauvé la mise. Elle a permis de « dif­fé­rer » l’écriture. L’étape inter­mé­diaire, après avoir dac­ty­lo­gra­phié en pho­né­ti­que, soit avec les let­tres lati­nes soit avec le syl­la­baire japo­nais, consiste à lais­ser le pro­gramme d’écriture se char­ger de « trou­ver » les carac­tè­res cor­res­pon­dant à la pho­né­ti­que pro­po­sée. Les homo­pho­nies sont rédui­tes grâce à l’intel­li­gence de celui qui est censé savoir ce qu’il écrit !

Ainsi, je peux deman­der à mon cher Macbook d’écrire pho­né­ti­que­ment en let­tres lati­nes : « sinnen ake­ma­site ome­de­tou­go­zai­masu » ou en hira­ga­nas : « しんねんあけましておめでとうございます » Et l’ordi­na­teur se char­gera de trans­crire de la bonne manière « 新年明けましてお目出度う御座居ます » [1] C’est aussi simple que cela...

Je dois aussi confes­ser que l’ordi­na­teur m’a été d’une aide très pré­cieuse dès le début de mon appren­tis­sage de la langue japo­naise. Je n’étais pas sitôt arrivé que déjà je m’étais mis dans la tête de me pro­cu­rer un Mac. À l’époque, j’avais acquis un Mac LC 630 (les connais­seurs nos­tal­gi­ques appré­cie­ront) doté d’un sys­tème 7.5. Avant même de connaî­tre et de reconnaî­tre les hira­ga­nas et les kata­ka­nas, je me confron­tais déjà à leur écriture avec un cla­vier. Je fus même consi­déré comme un Martien, car dès le début, je me suis astreint à écrire direc­te­ment avec le syl­la­baire hira­gana, sans passer par la pho­né­ti­que roma­ni­sée, c’est-à-dire que, immé­dia­te­ment, j’ai appris « phy­si­que­ment » le cla­vier japo­nais. J’en suis vrai­ment très satis­fait aujourd’hui. J’ai rapi­de­ment cher­ché à uti­li­ser tous les moyens logi­ciels dis­po­ni­bles pour l’étude et l’uti­li­sa­tion de cette langue, si bien que mon Mac comme mon iPhone sont bour­rés de dic­tion­nai­res ou de logi­ciels d’aide à l’écriture japo­naise qui me sont d’un grand sou­tien. Je n’uti­lise pra­ti­que­ment pas le papier...

Écrire le japo­nais à la main ou grâce à l’ordi­na­teur, du moment qu’on peut écrire, quelle impor­tance ?

Notez bien

[1Encore que, tel que je l’écris, si rigoureusement, le sens de l’écrit serait si éloigné de la disposition du cœur ! Il vaudrait mieux dire ; « 新年明けまして、おめでとうございます » comme je l’ai écrit sur ma carte de vœux.

P.S.

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