Mai - Ukimido - Toyako

Hokkaido ForeveR

Texte proposé par Origenius

26 janvier 2009

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Légèreté, nature et pay­sa­ges, mais aussi, paix et espé­rance. C’est avec ces mots que je sou­haite vous adres­ser mes vœux pour cette nou­velle année !

Hokkaïdo

 [1]

Cette région m’a fas­ciné depuis l’enfance. Peut-être seu­le­ment à cause de la poésie par­fu­mant ces syl­la­bes carac­té­ris­ti­ques lorsqu’à l’école je les ai enten­dues pour la pre­mière fois. J’ai appris que c’était le nom de la grande île du Nord du Japon. Et même, que les Jeux Olympiques d’hiver s’y étaient dérou­lés, dans sa ville capi­tale, Sapporo [2]. La musi­que de ces mots m’enchan­tait, et je me deman­dais bien quelle sorte de per­son­nes pou­vait vivre dans ces contrées. En cin­quième ou même en Terminale, lors­que le cours d’his­toire et géo­gra­phie nous pro­po­sait ses cer­ti­tu­des sur le Japon, la magie se renou­ve­lait : Hokkaïdo, Sapporo (pro­non­cia­tion à la fran­çaise bien sûr). J’étais bien loin de m’ima­gi­ner y passer le plus clair de mon temps futur, ni même y ren­contrer cette sorte de per­son­nes que je m’ima­gi­nais avec peine et fan­tas­mes.

Le Hokkaïdo cor­res­pond désor­mais au ter­ri­toire du dio­cèse de Sapporo dont je suis un prêtre parmi d’autres, et ce depuis une dou­zaine d’années, malgré quel­ques aléas pas­sa­gers.

Je suis tombé amou­reux de cette région. Certes je suis encore bien loin d’avoir fait le tour et bien des recoins me sont encore inconnus. Cette année, 2009, celle du bœuf, rien que du neuf, et, pour vous la sou­hai­ter bonne, j’ai eu envie de vous pré­sen­ter quel­ques photos du Hokkaïdo, his­toire de vous par­ta­ger mon quo­ti­dien. Certains pour­ront penser qu’ils connais­sent déjà, puisqu’ils auront déjà vu sur ce site ou ailleurs des pay­sa­ges main­tes fois pho­to­gra­phiés. C’est le cas par exem­ple du temple d’Ukimido, ayant pour décor Nakajima, les îles en forme de pain de sucre au milieu de la cal­deira, et le volcan Usuzan dont la der­nière éruption date de l’an 2000, sur le Lac Toyako (là même où a eu lieu le G8 en juillet 2008). Depuis 3 ans, je m’y arrête chaque fois que je vais à Sapporo, à l’aller et au retour. Il est juste sur ma route. J’ai pris une cen­taine de photos pano­ra­mi­ques de ce temple qu’on voit flot­ter sur le lac [3] ; par tous les temps, en toutes sai­sons et à toutes les heures. Non loin de là se trouve un volcan que l’on nomme Yoteizan. Seule une bonne météo lui permet de dévoi­ler sa majesté. On pour­rait le confon­dre avec le Mont Fuji, il n’est que son petit frère. Enfin, le Komagataké, à une heure de route seu­le­ment de Hakodaté (où j’habite), la mon­ta­gne de l’enfer ; elle a dû lais­ser de drôles de sou­ve­nirs dans la mémoire col­lec­tive. Celui-ci aussi est fas­ci­nant, en éruption et mena­çant d’explo­ser en 1995, il s’est fina­le­ment calmé. Cependant, ver­sa­tile et impré­vi­si­ble, il reste dan­ge­reux aujourd’hui ; d’ailleurs, ses pentes sont inter­di­tes aux mar­cheurs depuis lors. De fait, lors­que nous l’avons arpenté à quel­ques-uns (aucun Japonais), nous étions bien seuls…

En avant et place aux paysages ! À chaque mois sa photo !

Janvier - Donc, de Hakodaté, ville où m’est confiée la paroisse de Yunokawa, il m’arrive une fois par mois en moyenne de devoir me rendre à Sapporo, pour quel­que réu­nion, enter­re­ment, ou pour ren­contrer mes confrè­res, notam­ment Aymeric, en charge d’une paroisse à Sapporo. Les parois­siens me deman­dent par­fois com­ment je m’y rends (Sapporo est sépa­rée de Hakodaté par 250 petits kilo­mè­tres envi­ron). Invariablement, je leur réponds : « en voi­ture ! — Alors, vous prenez l’auto­route ? — Surtout pas, car je ne pour­rais pas m’arrê­ter n’importe où pour pren­dre des photos ! — なるほど [4] »

Février - Je pense qu’ils s’inquiè­tent par­fois parce que je me refuse à pren­dre le train, y com­pris en hiver alors qu’il arrive par­fois qu’on ne voie pas un mor­ceau de bitume du fait de la neige ou du ver­glas. Mais c’est ce qui me plaît ! Il faut dire que j’ai pu monter sur mon véhi­cule des pneus Michelin X-Ice, qui, bien qu’ayant entamé leur 4e saison, ne m’ont jamais fait ni faux bon ni glis­sade incontrô­la­ble.Merci à qui de droit ! Les routes japo­nai­ses sont par­fois un plai­sir et j’aime conduire en évitant au maxi­mum les lignes droi­tes, me détour­nant volon­tiers vers des che­mins inconnus pour y décou­vrir des pay­sa­ges nou­veaux. En hiver, cer­tai­nes routes sont fer­mées, la neige étant trop abon­dante. Parfois, au milieu d’un désert d’une blan­cheur imma­cu­lée, je n’ai pu pour­sui­vre mon chemin pour cause de cul-de-sac hiver­nal. C’est la dure réa­lité de l’hiver dans ces contrées.

Mars - Malgré tout, au détour de vira­ges par­fois bien connus, un nou­veau pay­sage s’offre au regard. Le lac d’Onuma, sur­plombé par le volcan Komagataké, dévoile ses char­mes l’hiver venu. Il fait partie des lacs qui gèlent par grand froid. Certains autres comme le lac Shikotsuko ou le lac Toyako ne gèlent pas : à chacun sa par­ti­cu­la­rité.

Comme dans les des­sins animés de Tex Avery, quel­ques pêcheurs l’inves­tis­sent, per­cent la glace avec cette espèce de tire-bou­chon bien connue, et pêchent, tout le temps que le jour le leur permet. Évidemment, c’est une véri­ta­ble expé­di­tion puisqu’en plus des lignes, ils appor­tent tentes pour se pro­té­ger du vent gla­cial, bar­be­cue, char­bon de bois et tout l’atti­rail néces­saire pour dégus­ter sur place en un pique-nique impro­ba­ble le pro­duit de leur pêche ! D’autres chaus­sent des skis de fond et pro­fi­tent d’une bal­lade qu’ils auraient pu faire en barque l’été. Quant à moi, c’est à pied que j’ai pu mar­cher sur ce lac et décou­vrir des angles de vue dif­fé­rents de ce lieu que je connais bien désor­mais.

Avril - Même dans cette région, l’hiver touche à sa fin. Et après la mois­son de la neige (c’est la seule chose qui pousse en hiver, les champs en sont recou­verts) le pay­sage se méta­mor­phose et laisse place à une explo­sion de vie.

À Shakotan, une excrois­sance mon­ta­gneuse de l’île au Nord-Ouest de Sapporo, nous avons pu admi­rer un pay­sage extra­or­di­naire en une jour­née presqu’esti­vale. Maman était là, et je pense qu’elle garde un bon sou­ve­nir de cette virée. En l’espace de quel­ques heures nous avons admiré la Mer du Japon aux alen­tours du Cap Kamui, appré­cié la douce cha­leur de l’hiver finis­sant en nous res­tau­rant de sand­wi­ches au pâté venu de France autour d’une table à pique-nique ; les cor­beaux auraient bien voulu par­ti­ci­per à notre repas, mais il ne faut quand même pas exa­gé­rer ! Et, à notre retour vers Sapporo par le col d’Akaïkawa, nous avons cons­taté que la neige était tou­jours là : deux mètres d’épaisseur sur les bords de la route ! Un condensé d’au moins trois sai­sons en une jour­née, c’est bien !

Mai - Mais reve­nons à Toyako. Faut-il être proche de la nature pour rendre grâce à Dieu ? En ce qui me concerne, chaque voyage en voi­ture entre Hakodaté et Sapporo est un pèle­ri­nage, un pèle­ri­nage inté­rieur. Quelques heures de silence durant les­quel­les je peux prier, remet­tre entre les mains du Seigneur les gens que je ren­contre, ce qu’ils m’ont confié, leurs espé­ran­ces autant que leurs inquié­tu­des, leur famille, leur tra­vail… Beaucoup me deman­dent de prier à une inten­tion par­ti­cu­lière. Pensent-ils que la prière d’un prêtre est plus effi­cace que la leur ? Je n’ose­rais le dire. Mais l’expres­sion de leur prière tout autant que leur foi est mani­feste à tra­vers leur demande elle-même. Alors, en contem­plant ce pay­sage de séré­nité et de paix qui porte à la louange, défi­lent dans mon cœur tous ses visa­ges aux­quels il faut asso­cier par­fois la souf­france et les tour­ments, mais aussi l’espé­rance et la foi.

Juin - Ah, j’ai oublié de vous dire, en curé hi-tech que je suis devenu (devenu est de trop sans doute), en plus des ordi­na­teurs Macintosh dont cer­tains disent que je suis devenu le mis­sion­naire (et puis quoi encore ! Ah bon, si ? Quand même ?) j’ai évidemment fait l’acqui­si­tion d’un iPhone. Sans rire, j’ai télé­chargé une petite appli­ca­tion qui porte bien son nom : « iBre­viary ». Exactement. Chaque jour, par le réseau télé­pho­ni­que ou par mon réseau local en WIFI, tout dépend du lieu où je suis, je reçois la prière de l’Église, laudes, vêpres et tout le tsoin-tsoin. Et hop, plus besoin de bou­quin et plus de risque de me trom­per de page. Je peux même faire mon inté­res­sant en déci­dant de la rece­voir en anglais, mon inté­griste en la rece­vant en latin. Disons qu’habi­tuel­le­ment, je me contente du fran­çais. Si seu­le­ment ça exis­tait en japo­nais ! Il faut que je voie com­ment ça peut être pos­si­ble…

Ça m’a quand même joué des tours. En effet, comme j’ai l’habi­tude de dire l’office des Laudes entre les deux messes du diman­che matin, j’avais aussi l’habi­tude de me poin­ter à l’église avec mon gros bou­quin, le bien nommé bré­viaire. Mais depuis quel­ques diman­ches je me contente de mon iPhone ; et j’ai bien repéré quel­ques regards sur­pris : « Tiens, notre curé avait l’habi­tude de prier aupa­ra­vant, main­te­nant, au lieu de ça, il joue avec son télé­phone por­ta­ble dans l’église ! » Si ces regards per­sis­tent, je don­ne­rai une expli­ca­tion… un jour. Pour le moment, je m’en amuse tou­jours !

Juillet - Cette photo-là, je l’ai prise deux ou trois jours avant le sommet du G8 qui allait voir débar­quer sur les hau­teurs de mon lac favori les grands de ce monde. À eux les hau­teurs, autant qu’ils veu­lent, et à moi, le raz des pâque­ret­tes. Voyez comme le Soleil était radieux ! Je reve­nais de la réu­nion annuelle de tous les prê­tres du dio­cèse de Sapporo. Et je me deman­dais si j’allais pou­voir appro­cher ce lac, tant il nous était rabâ­ché sur toutes les ondes que les lieux étaient hyper­sé­cu­ri­sés et inhos­pi­ta­liers aux indé­si­ra­bles. En effet, la télé­vi­sion nous mon­trait des camions de poli­ciers ou de mili­tai­res qui allaient et venaient. La paix des lieux était assié­gée. Mes confrè­res rica­naient lors de mon départ : ils ne croyaient pas une seconde que j’allais pou­voir appro­cher du lac. Je serais cer­tai­ne­ment arrêté à quel­ques enca­blu­res et sommé de pra­ti­quer un « U-turn » en bonne et due forme et de reve­nir d’où je venais après avoir dûment décliné mon iden­tité au pré­posé… Si jamais j’étais un ter­ro­riste ! C’est dans cet état d’esprit que je suis quand même parti dans cette direc­tion me deman­dant, au fur et à mesure que la dis­tance dimi­nuait, à quel moment j’allais être arrêté.

Connaissant les peti­tes voies d’accès, je les ai emprun­tées, plutôt que les gran­des ; j’ai effec­ti­ve­ment croisé des camions de poli­ciers et de mili­tai­res en manœu­vre, plu­sieurs fois, mais de « check point » m’inti­mant de rebrous­ser chemin, jamais. Jusqu’au parc de sta­tion­ne­ment que j’uti­lise habi­tuel­le­ment pour me garer. J’ai fait mine de vou­loir y péné­trer, mais c’est vrai qu’il était plein à cra­quer de cars de poli­ciers et autres (il fal­lait bien qu’ils par­quent quel­que part !) Au plan­ton uni­for­misé qui gar­dait l’entrée sous la cani­cule, j’ai demandé si je pou­vais entrer. Il était pres­que gêné de me répon­dre néga­ti­ve­ment. Mais si je me garais ailleurs (c’est-à-dire en infrac­tion) je pou­vais me bala­der au bord du lac autant que de plai­sir, ce que je n’ai pas manqué de faire. Cette jour­née était l’une des plus calmes que j’ai vécues tant dans le parc d’Ukimido que sur les routes qui y menaient. La popu­la­tion avait déserté les lieux, j’en étais fort aise. Lorsque les grands sont arri­vés, dans leur grand hôtel sur les gran­des hau­teurs, ils n’ont rien vu du pay­sage enchan­te­res­que car la pluie et le brouillard avaient élu domi­cile. Trois jours plus tôt, en bas, c’était fée­ri­que.

Août - L’été est court et il faut en pro­fi­ter. Ça ne veut pas dire que le tra­vail s’arrête et que l’on peut pren­dre juste comme ça 2 ou 3 semai­nes de vacan­ces. On est au Japon, tout de même, il ne faut pas l’oublier ! Alors com­ment faire lorsqu’on a une homé­lie à pré­pa­rer pour le diman­che sui­vant, qu’on est déjà ven­dredi, et que le temps est radieux ? Rester à son bureau et lais­ser passer le Soleil ? Quel dom­mage ! Ce serait oublier les res­sour­ces de la tech­no­lo­gie moderne. Il m’est arrivé d’enfour­cher ma moto pour m’évader au cœur de cette nature pour y médi­ter et ren­contrer dans la prière l’auteur de ces lieux… Vous ai-je dit que le lac d’Onuma n’est qu’à une heure de route ? Vous avez com­pris. C’est assis sur au bord du lac, contem­plant la majesté des lieux et en télé­char­geant sur mon iPhone la Parole de Dieu du diman­che dans toutes les lan­gues, (enfin, fran­çais et japo­nais, ça suffit) que je pré­pare les gran­des lignes de mon homé­lie. C’est chouette la vie !

Septembre - Parce que, en effet, depuis deux ans main­te­nant, je mets à dis­po­si­tion de qui voudra bien le consul­ter un site Internet qui pro­pose les lec­tu­res de la messe de chaque diman­che et de toutes les solen­ni­tés. C’est le cousin de celui que vous consul­tez actuel­le­ment. Bien sûr, il est en japo­nais. S’il vous prend l’idée de vou­loir le consul­ter, il vau­drait mieux que les res­sour­ces japo­nai­ses soient ins­tal­lées dans votre ordi­na­teur. Et cette ins­tal­la­tion n’est pas pro­po­sée en stan­dard sous Windows, désolé. Quant au Mac, depuis une dizaine d’années, toutes les prin­ci­pa­les lan­gues de l’huma­nité sont ins­tal­lées par défaut, il n’y aura pas de pro­blème. Donc voilà, en japo­nais, c’est 主は皆さんと共に!, c’est-à-dire « Le Seigneur soit avec vous » avec le jeu de mot qui s’impose, et en fran­çais, en réponse au pre­mier, c’est Et cum Spiritu tuo. Ce sont des sites sem­bla­bles dans leur concep­tion que j’ai entre­pris de cons­truire afin de pro­po­ser la Parole de Dieu dont je suis le témoin dans ce coin du monde. L’idée ori­gi­nale est simple. Le lieu de la foi de tout un chacun est rare­ment le bâti­ment église. Il ne vient pas natu­rel­le­ment à l’idée de faire la démar­che de venir jusqu’à une église pour appren­dre quel­que chose sur le Christ, la Parole de Dieu ou je ne sais quoi encore. À l’heure où les réseaux sociaux, Facebook, Twitter et autres ser­vi­ces tels que Google, Wikipedia pour les plus connus, cons­ti­tuent une part consé­quente du quo­ti­dien des Japonais, leur pre­mière démar­che n’est pas d’aller voir mais de faire venir jusqu’à eux la réponse à leurs inter­ro­ga­tions à tra­vers l’Internet via leur ordi­na­teur ou leur télé­phone por­ta­ble. Le but de ce site est donc d’occu­per le ter­rain des répon­ses pos­si­bles et de sus­ci­ter la mise en rela­tion. Parmi les pro­jets en cours de réa­li­sa­tion, la dif­fu­sion auto­ma­ti­que des textes de la messe du diman­che aux abon­nés du ser­vice sur le modèle de « l’Évangile au quo­ti­dien » se met en place sur ce site, grâce notam­ment à la gen­tillesse et aux com­pé­ten­ces de mon ingé­nieur en chef et ami Jacques.

Certes ces sites ne sont pas par­faits car je ne suis qu’un ama­teur dans la concep­tion de sites Internet. Je pour­rais pren­dre des modè­les tout faits et faire comme tout le monde (et chacun sait qu’il y a des sites illi­si­bles tel­le­ment ils sont mal fichus et peu sou­cieux de l’ergo­no­mie). Mais comme je pré­fère que les sites que je cons­truis soient uni­ques, à chaque fois je suis parti d’une feuille blan­che et j’ai tout inventé, sauf la roue. En effet j’uti­lise des tech­no­lo­gies moder­nes, au pre­mier rang des­quel­les un CMS [5] puis­sant, SPIP, qui me permet, étant le concep­teur, de maî­tri­ser de A à Z mes sites pour peu que je prenne le temps d’appren­dre les lan­ga­ges uti­li­sés, le lan­gage de SPIP lui-même, le XHTML, les CSS et en plus la biblio­thè­que javas­cript jQuery. C’est une savante alchi­mie bien dosée entre ces dif­fé­ren­tes tech­no­lo­gies qui me permet de cons­truire un site tel que celui que vous consul­tez main­te­nant où l’inte­rac­tion avec le lec­teur est pos­si­ble via une inter­face per­met­tant de répon­dre à un arti­cle ou de le com­men­ter, ou de contac­ter son auteur par un sys­tème de cour­rier électronique inté­gré.

Le monde de l’Internet res­tant une jungle où les grands acteurs essaient à tout prix de tirer à eux la cou­ver­ture, toutes ces tech­no­lo­gies ne sont pas par­fai­te­ment com­pa­ti­bles avec les outils qu’ils sou­met­tent pour les uti­li­ser. Il y a bien un office indé­pen­dant qui essaie d’orien­ter les concep­teurs de sites pour uni­fier et pro­po­ser des ten­dan­ces pour l’inte­ro­pé­ra­bi­lité, le W3C, mais ses recom­man­da­tions ne sont pas tou­jours sui­vies d’effets ou tar­dent à l’être. C’est pour­quoi, essayant de les suivre, j’ai beau­coup de mal à rendre com­pa­ti­bles mes sites sous Internet Explorer pour Windows, car il ne res­pecte pas les stan­dards. Il vaut mieux lui pré­fé­rer FireFox, Safari ou Opera pour les plus connus, pour une meilleure expé­rience de l’Internet.

Octobre - Je dis sou­vent aux per­son­nes qui entrent dans mon bureau, sur­pri­ses d’y voir une photo pano­ra­mi­que du châ­teau de Chambord de plus de trois mètres de large, qu’il s’agit de mon Bessõ [6]. Devant leur étonnement duquel je décèle une cer­taine incré­du­lité, je pré­cise que ce n’est pas tout à fait juste, mais que j’ai passé quel­ques années de mon enfance à l’ombre de ce châ­teau, si bien que ce n’est pas tout à fait faux. Lorsque je vais à Sapporo, imman­qua­ble­ment je pho­to­gra­phie Toyako ; de la même manière, lors­que je vais en France, je pho­to­gra­phie le châ­teau de Chambord. Ce cliché date d’octo­bre der­nier. En effet, j’ai eu l’occa­sion de passer un peu plus de deux semai­nes à Orléans à l’occa­sion conjointe de la semaine mis­sion­naire mon­diale et des célé­bra­tions mar­quant le 350e anni­ver­saire de la fon­da­tion des Missions Étrangères de Paris. J’ai pris ma part dans les dif­fé­ren­tes ani­ma­tions à carac­tère mis­sion­naire à Orléans afin de rendre compte de la vie au ser­vice de l’Évangile, et en ce qui me concerne dans le Nord du Japon. J’ai d’ailleurs écrit un petit mot à ce sujet.

Je garde un sou­ve­nir heu­reux de cette virée fran­çaise, d’autant plus que j’ai pu y ren­contrer ma famille au com­plet, enfin au moins celle qui vit en France… Je suis d’ailleurs un tonton heu­reux, j’ai enfin ren­contré tous mes neveux et nièces !

Novembre - Êtes-vous sur­pris par les plans inha­bi­tuels des photos que je vous pré­sente dans ces vœux pour cette année 2009 ? J’ai essayé de res­pec­ter la chro­no­lo­gie men­suelle : chaque photo a été prise autant que pos­si­ble au cours du mois qui la légende. Il se trouve que depuis quel­que temps je trouve que les plans larges sont très inté­res­sants. Mais il n’est pas pos­si­ble de les réa­li­ser en un seul cliché, si bien que cha­cune d’entre elles est une com­po­si­tion de plu­sieurs prises réa­li­sées en un cours laps de temps selon une pro­gres­sion rigou­reuse et assem­blée par la suite sur ordi­na­teur. Certaines sont com­po­sées de 3 photos [7], ou 4 [8], ou 5 [9], ou 12 [10], ou 16 [11] ou même 20 [12]. Les photos étant prises, j’ordonne à mon Mac de les déve­lop­per, et avec un logi­ciel spé­cia­lisé, Autopano Pro, il assem­ble les dif­fé­rents mor­ceaux du puzzle en cor­ri­geant les dis­tor­sions opti­ques et en uni­fiant les valeurs chro­ma­ti­ques, si bien qu’après son tra­vail, j’apporte quel­ques tou­ches (artis­ti­ques ?) per­son­nel­les, et voilà le résul­tat. Il est évident que pour réa­li­ser une telle photo, il faut la penser telle qu’elle devien­dra avant de la pren­dre. Si la matière pre­mière ne convient pas, il est inu­tile de croire, quel­les que soient ses qua­li­tés, que le logi­ciel va faire des mira­cles pour assem­bler des cli­chés dis­pa­ra­tes. De la rigueur en toute chose !

Je me suis amusé à pren­dre un pano­rama de 66 photos (c’est mon maxi­mum jusqu’à pré­sent et il faut bien faire des tests), soient 6 cli­chés en hau­teurs sur 11 cli­chés en lar­geur. J’ai donné tout cela à manger à mon PowerMac G5 déjà vieux de pres­que 6 ans. Et il a tout avalé tran­quille­ment mais sûre­ment [13]. Il a juste tra­vaillé pen­dant 7 heures d’affi­lée pour pro­duire ce pano­rama, et c’était par­fait. C’est bien vrai que les ordi­na­teurs sont faits pour tra­vailler pen­dant qu’on fait autre chose !

Décembre - Que ce Soleil Levant soit pour cette nou­velle année gage d’espé­rance.

Mon amitié et ma prière vous accom­pa­gnent…

Notez bien

[1北海道 dans la langue de 遠藤周作

[2札幌, en 1972, mais vous vous en souveniez, n’est-ce pas ?

[3浮見堂, ça ne s’invente pas !

[4C.Q.F.D.

[5Content Management System, Système de Gestion de Contenu

[6別荘, résidence secondaire

[7février, mars, avril, septembre

[8janvier, mai, août, novembre

[9juin

[10juillet

[11décembre

[12octobre

[13Chaque cliché ayant une résolution de 3884x2600 pixels, la résolution potentielle de 66 clichés étant de 42724x15600, la photo finale à 72 ppp (taille écran d’un ordinateur) aurait une taille de 150x55 mètres, excusez du peu…

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